Jean-Paul Belmondo
 
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 Jean-Paul Belmondo, éternel incorrigible

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pompon

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MessageSujet: Jean-Paul Belmondo, éternel incorrigible   Lun 14 Oct - 22:24

Jean-Paul Belmondo: «Je n'ai jamais été jaloux que de moi-même.»
INTERVIEW EXCLUSIVE - Cinquante ans après son rôle dans Un singe en hiver, l'acteur revient sans nostalgie sur sa carrière, sa vie, ses amis.

Cet après-midi-là, dans un restaurant du Palais-Royal où il déjeune avec un ami avocat de longue date, il arbore une belle chemise parme assortie à une écharpe. Assis, avec à ses côtés son chien Chippie, un bâtard que lui a donné son amie Brigitte Bardot. Il plaisante avec la patronne. Barbe blanche impeccablement taillée, visage bronzé - souvenirs de ses vacances à Cannes -, Jean-Paul Belmondo, 80 ans, a de l'allure et a su dépasser ce handicap qui l'a touché depuis son accident vasculaire cérébral de 2001. Champion du cinéma français (quelque cent trente millions de spectateurs sur son nom), chouchouté par le public, qui s'est toujours reconnu en lui, il demeure un symbole de vitalité et de naturel. Par chance, il n'a jamais perdu son aura, son côté gouailleur et spontané, à l'image de Cyrano, son personnage fétiche au théâtre. De Belmondo à Bébel, de la Nouvelle Vague au cinéma populaire, du boxeur au nez cassé au casse-cou pendu à un hélicoptère, il est resté un artiste adulé. De jeunes touristes chinoises l'abordent et l'entourent pour une photo. Auraient-elles vu Les Tribulations d'un Chinois en Chine de Philippe de Broca? Pas sûr… Belmondo sourit, il est heureux…
Lundi 14 octobre, le Festival Lumière, à Lyon, lui rend hommage avec la projection en copie restaurée du chef-d'œuvre d'Hen­­ri Verneuil, Un singe en hiver, tiré du roman d'Antoine Blondin, sur des dialogues de Michel Audiard. En 1962, le jeune Belmondo, 29 ans, partage ­l'affiche avec le grand Gabin, 58 ans. L'occasion pour l'acteur de raviver quelques souvenirs qui sonnent comme des ­répliques.
LE FIGARO. - L'image qui vous vient d'emblée à l'esprit avec Un singe en hiver?
Jean-Paul BELMONDO. - C'était incroyable. Je tournais, moi, Jean-Paul Belmondo, avec Jean Gabin. J'ai en tête cette image extraordinaire: ma présence physique à côté du grand Gabin. J'étais sous le choc!
Vous auriez aimé jouer cette pièce au théâtre?
Non. Pas du tout. Cette histoire n'est pas faite pour être jouée sur scène.
Votre première rencontre avec Jean Gabin?
La première fois, c'était avant le tournage. On s'est retrouvés dans un bistrot où nous avons bu un café. À la fin, j'étais content et j'ai voulu lui offrir son café. Il m'a regardé et m'a dit: «Non, chacun paye le sien.» Par la suite, évidemment, tout a changé entre nous. Notre relation s'est transformée en solide amitié. Nous sommes devenus des véritables complices.
Arrête de faire tes con­neries, môme. C'est trop dangereux. Il y a des gens payés pour faire des cascades. Alors, arrête ! 
Jean Gabin à Jean-Paul Belmondo
Vous n'aviez pas 30 ans. Vous a-t-il donné des conseils?
Non. En fait, Gabin n'a jamais joué avec moi au vieux professionnel, au donneur de leçons. Il m'a toujours dit: «Joue comme tu en as envie.» Ce précepte m'a suivi durant toute ma carrière.
Sur le tournage, vous ne vouliez pas être doublé pour la célèbre scène de corrida avec les voitures…
Non, certainement pas. Et d'ailleurs personne ne m'a demandé si je voulais être doublé. Jean Gabin m'avait dit à l'époque: «Arrête de faire tes con­neries, môme. C'est trop dangereux. Il y a des gens payés pour faire des cascades. Alors, arrête!» Mais moi, je les ai faites quand même car cela me faisait trop plaisir. Je dois préciser qu'en réalité c'est l'auteur lui-même, Antoine ­Blondin, qui a vécu réellement cette scène. Un soir où il avait bien bu avec des amis, il a joué au toréador, ­boulevard Saint-Germain, devant le café La Rhumerie.
L'actrice que vous avez aimé le plus serrer dans vos bras?
C'était Michou! (rires)
L'acteur dont vous étiez jaloux?
Je n'ai jamais été jaloux que de moi-même.
Votre plus belle cascade?
Celle que je n'ai pas faite.
Votre plus grosse frayeur?
De vous voir! (rires). Mais pourquoi ça vous fait rire?
Votre mort la plus cruelle au cinéma?
Aucune. Cela dit, la mort la plus insolite fut celle de Pierrot le fou(il finit la tête peinte en bleu et entourée d'une ceinture de dynamite jaune, NDLR).
«Mes amis ont été mon oxygène»
Votre réalisateur fétiche?
Mais pourquoi faire de la peine à certains?
Votre plus belle émotion au théâtre?
Kean d'Alexandre Dumas(1987 au Marigny, NDLR) a représenté pour moi un moment de grande émotion parce qu'il marquait mon retour au théâtre, après vingt-huit ans d'absence. Et je me suis retrouvé sur les planches comme si c'était hier. J'avais la chance d'avoir un rôle sur mesure qui me permettait de jouer sur tous les registres.
Des regrets...
Je n'ai qu'un seul regret professionnel. Il ne regarde que moi.
Le personnage auquel vous vous êtes le plus identifié?
Aucun. Les personnages, je les joue sur scène où à l'écran. Et après, je les accroche au vestiaire.
La plus belle qualité chez un homme?
L'honnêteté. Je peux pardonner une erreur. Une trahison, jamais.
Après le Festival de Cannes il y a deux ans, voici l'hommage du Festival Lumière à Lyon? Ne trouvez-vous pas ça un peu suspect?
Dites donc, c'est votre question qui me paraît bien suspecte!
Vos amis sont-ils toujours votre oxygène?
Toujours. Effectivement, depuis soixante-cinq ans, j'ai pour amis Roche­fort, Marielle, Rich, Vernier, Charles Gérard. Sans oublier ceux qui ont disparu, notamment Michel ­Beaune, Bruno Cremer et Annie Girardot. Mon amitié avec Pierre Brasseur a aussi été très importante et déterminante. Ils ont tous été mon oxygène. J'ai eu d'autres bouffées d'air. Je ne vous dirai pas lesquelles. Eh, dites donc, vous ne posez pas de questions sur les femmes?
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MessageSujet: Re: Jean-Paul Belmondo, éternel incorrigible   Lun 14 Oct - 22:24

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